J’ai tenu à m’octroyer ces quelques lignes plus personnelles dans cet ouvrage, en vue de renseigner le lecteur sur les raisons du pourquoi et du comment j’ai été conduit vers ces plantes remarquables que sont les saules.
Ce livre est le tome premier d’un ensemble de deux volumes complémentaires, traitant de nombreux thèmes, tous inédits, qui caractérisent le genre Salix dans sa globalité et dans ses spécificités.
Les différents thèmes exposés dans cet ouvrage constituent un préalable au volume 2 qui traitera de l’étude détaillée des principales espèces, nothoespèces et des principaux cultivars qui en sont issus.
Il s’adresse à tous les lecteurs tentés par une incursion au cœur de la vie des saules, qu’ils soient profanes, avertis ou spécialistes, ils y trouveront, je le crois, des réponses à leurs attentes.
Les travaux botaniques sur ce vaste genre ont laissé une partie du champ ouvert à l’autodidacte que je suis. N’étant pas un botaniste officiellement titré, je suis simplement moi, avec tous les avantages qu’un passionné des sciences peut apporter en pareil cas.
Je me suis attaché à y apporter le meilleur de moi-même du point de vue du contenu, de la pertinence et de la fiabilité des textes novateurs et des nombreuses illustrations toutes inédites qui les accompagnent.
Pour mener à bien cet exercice dans son ensemble, j’ai emprunté la voie de la botanique générale, discipline qui du reste faisait déjà partie de mon trousseau de naturaliste. J’ai ainsi été amené à ausculter, jauger et tester les saules sous des angles multiples tels que la morphologie, l’anatomie, la taxonomie, la reproduction et la phénologie.
Ce faisant, au fil des nombreuses années d’investigations, j’ai essayé de rapprocher mon discours au plus près de ce qui s’est présenté à mes yeux en espérant avoir été suffisamment percutant et convaincant pour satisfaire pleinement les lecteurs les plus exigeants en matière de corpus et d’imagerie. A ces derniers d’en juger.
Les saules et moi, c’est une longue histoire de plus d’un demi-siècle, qui a pris naissance au cours des années 1960, à l’école nationale d’osiériculture et de vannerie de Fayl-Billot en Haute-Marne.
A l’époque, mes convictions pour ces professions singulières étaient très marginales, mais restaient néanmoins le produit d’un contrat moral initial.
Aussi, à l’issue de quatre années de formation et fort de mes acquis sommes toutes singuliers, je pris un chemin différent en intégrant l’école d’éducateurs spécialisés de Strasbourg, puis la filière de psychophysiologie du travail du conservatoire nationale des arts et métiers.
Parallèlement et d’ailleurs depuis mon plus jeune âge, puis tout au long de ma vie, mes intérêts premiers sont portés vers les sciences de la vie et de la terre.
Lectrices et lecteurs, je vous soumets dans ces pages le meilleur de moi-même.
Daniel Wittig
Naturaliste de cœur et d’esprit
